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01/02/2013

FAITS DIVERS

De la mairie à la prison
La nuit de noces gay tourne au pugilat
Le Point.fr du 18.9.2913
 
C'est un mariage devenu banal : après le traditionnel "oui" à la mairie d'Alençon (Orne), la noce se poursuit samedi soir en présence d'une quinzaine de proches et d'amis au domicile des nouveaux époux. À 2 heures du matin dimanche ne restent que le nouveau couple et une amie. Une dispute éclate entre les conjoints sur un thème classique pour un couple : le rôle de la belle-mère, selon l'hebdomadaire Orne Hebdo qui rapporte l'affaire. Le ton monte : âgé de 22 ans, l'un des époux se lève pour frapper son conjoint. L'amie veut s'interposer : elle reçoit trois gifles. L'agresseur s'en prend à son “mari”, qui s'effondre après deux coups à la tête. Puis il ordonne à tous deux de ne pas bouger : "Sinon, je fais un meurtre."

L'amie parvient à s'enfuir par une fenêtre et prévient la police. Le conjoint blessé réussit à quitter le logement lorsqu'arrivent les gardiens de la paix : ils ont fort à faire. "Dans un état de violence démesuré", le “mari” agressif ouvre une fenêtre avant de la claquer sur les doigts d'une policière. Menotté, le jeune homme attaque le fourgon de police à coups de tête. Au commissariat, il se débat, blessant à la main un autre policier. Dimanche matin, il avait encore 0,78 gramme d'alcool dans le sang.

Jugé lundi par le tribunal correctionnel d'Alençon dans le cadre d'une comparution immédiate, le jeune homme déclare ne se souvenir de rien : "Si j'avais été à jeun, cela n'aurait pas eu lieu." Il fait part d'une vie compliquée : l'expertise fait état d'un "déséquilibre psychiatrique". Les deux époux se connaissent depuis le mois d'avril : ils se sont rencontrés au centre psychothérapique de l'Orne. Le conjoint victime a retiré sa plainte : "Je l'aime. Je suis prêt à le reprendre", assure-t-il entre deux sanglots, selon Ouest-France.

"Les partisans du mariage gay se seraient bien passés de ce genre de vitrine", souligne l'avocat des policiers, avant de pointer les 40 bouteilles d'alcool de la noce. "Heureusement, tous les mariages ne se terminent pas comme cela", rétorque le procureur, qui fait néanmoins les comptes : sept infractions, cinq victimes, dont trois policiers, et les multiples antécédents judiciaires. En effet, le jeune prévenu est en récidive pour les faits d'outrage, de résistance violente et de menaces de mort. 
Le jeune marié a été condamné à deux ans de prison, dont six mois assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve. Il a été immédiatement incarcéré.